Ne Pas Perdre Sa Vie A La Gagner Dissertation Help

On By In 1

Résumé de l'exposé

Traditionnellement on considère l'expression "gagner sa vie" comme le fait de réussir professionnellement et financièrement. L'homme ne travaille pas pour le plaisir, mais pour "gagner sa vie ". De ce fait, le travail est une activité toujours contrainte et contrite. Mais, en plus du salaire, le travail permet à l'homme de se réaliser et de s'épanouir. Quant à l'expression de « gagner sa vie », elle pose comme principal problème la valeur même que l'on attribue à la vie.

On peut à la fois comprendre le fait que la vie se mérite, que ce n'est alors pas un acquis, mais quelque chose qui se gagne s'obtient, selon un certain prix ; de fait, on doit alors considérer la vie comme ayant un prix, ce qui tend à en faire une marchandise. Il faut s'interroger sur le mot de gagner, la vie est elle le lot d'une grande loterie, gagner signifie être le vainqueur, mais demandons-nous le vainqueur de quoi, qui est le maitre du jeu dans ce sens ?

...

Sommaire de l'exposé

  1. Gagner sa vie, c'est travailler pour assurer sa vie
  2. Gagner sa vie, c'est mériter la vie éternelle
  3. Gagner sa vie, c'est la rejoindre au lieu de s'en détourner

À propos de l'auteur

Florian L.EtudiantPhilosophie
Gagner sa vie pour ne pas la perdre
Niveau
Grand public
Etude suivie
économie...
Ecole, université
Skema...

Descriptif de l'exposé

Date de publication
2010-01-18
Date de mise à jour
2014-07-20
Langue
français
Format

Word

Type
dissertation
Nombre de pages
3 pages
Niveau
grand public
Téléchargé
2 fois
Validé par
le comité de lecture

Gagner sa vie pour ne pas la perdre

https://docs.school

Enter the password to open this PDF file:

L'analyse d'Hubert Landier, expert en relations sociales.

Mai 68 a quarante ans. Certaines idées n'ont pas pris une ride. D'autres retrouvent une nouvelle jeunesse. En entreprise, le mode de management a été profondément chahuté par Mai 68. Acquis et désillusions, l'analyse de Hubert Landier, expert en relations sociales.

Capital.fr : Quel était l'état d'esprit dans les entreprises avant les évènements de Mai 68?
Hubert Landier : En 1968, tout reposait sur l'autorité, la hiérarchie, l'ordre et le travail. La contestation a explosé dans une France prospère. Avec une remise en cause de tous les pans de la société : l'université bien sûr, mais aussi l'armée, l'administration, l'usine, les institutions publiques...Des thèmes familiers aux salariés aujourd'hui tels l'autonomie, l'esprit d'équipe, le management participatif, la vision partagée, le développement personnel ont pris racine à ce moment là. Mais il a fallu attendre les années 80 pour les voir se concrétiser. Car, ce sont des enfants de Mai 68 qui les ont mis en oeuvre. Je pense à Denis Olivennes, par exemple, ex-patron de la Fnac ou à Hervé Serieyx , ex-directeur général du groupe Lesieur et consultant, qui a développé des thèmes humanistes.

Capital.fr : L'autorité a-t-elle été mise à mal à l'époque ?
Hubert Landier : Ce qui est vraiment mort en mai 68, c'est l'autorité basée sur le seul statut. Le chef est dorénavant respecté lorsqu'il est du métier et qu'il a de véritables compétences. Or, depuis les années 90, les financiers ont repris le pouvoir avec des impératifs de réduction des coûts. Voyez le résultat aujourd'hui : les salariés se désengagent. D'ailleurs, un slogan de mai 68 disait déjà : "on ne peut pas être amoureux d'un taux de croissance !". Les "petits chefs" ont également été fort décriés, notamment par les salariés grévistes de l'industrie automobile, à Billancourt (Renault) ou à Sochaux (Peugeot). Le management de proximité a toujours eu une position délicate. Aujourd'hui encore, il est partagé entre la tendance tyran et le côté copain. En revanche, les cadres, qui ont pour la première fois en mai 68 rejeté la hiérarchie ont depuis gagné en autonomie d'action.

Capital.fr : On parlait aussi beaucoup d'auto-gestion en entreprise. Une utopie, certes, mais en reste-t-il quelque chose dans l'organisation du travail ?
Hubert Landier : Le CFDT avait repris le thème. Ce qui a conduit au droit d'expression directe collective des salariés, actés par les lois Auroux, du nom du ministre du travail en 1982. L'entreprise était en particulier tenue d'organiser tous les mois en ses murs, des réunions durant lesquelles les salariés exprimaient librement leurs points de vue ou doléances sur leurs conditions de travail. Cela n'a pas toujours bien marché. Les patrons ne voyaient pas ces critiques d'un bon oeil. Ils ont allumé un contrefeu, en instaurant « les cercles de qualité » ou « groupes de progrès » qui avaient pour objet d'améliorer les processus de fabrication ou l'organisation du travail. Ces groupes ont fini par prendre le dessus. Une version plus réaliste, selon des syndicalistes de ce droit de libre expression.

Capital.fr : Quels sont les véritables acquis de mai 68 en termes de management ?
Hubert Landier : Le plus essentiel à mes yeux, c'est la création d'une section syndicale dans l'entreprise, avec un délégué syndical élu qui négocie avec les dirigeants. La loi en discussion sur la représentativité syndicale va améliorer le dispositif. Je retiens aussi l'instauration pour les salariés de l'intéressement aux bénéfices de l'entreprise. Cependant l'action collective disparaît au profit de stratégies individuelles. Et puis, je retrouve chez les cadres, une attitude bien proche d'une formule de l'époque, "ne pas perdre sa vie à la gagner". Après s'être défoncés dans les années 80, ils sont soucieux d'un meilleur équilibre vie professionnelle-vie privée.

Propos recueillis par Marie-Madeleine Sève

Pour aller plus loin
Divorce à la française, comment les Français jugent les entreprises, Hubert Landier, 19,90 , Ed. Dunod 2006.

Donnez votre avis dans le forum Carrière

A lire aussi

Mai 68 - mai 2008 : "Ne pas perdre sa vie à la gag...

© Capital

0 comments

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *